• Clara

Élans et Efforts

Pas facile ce défi d’écrire tous les jours. Je dois dire que j’ai passé le week-end à y réfléchir, et BEAUCOUP d’idées (plus que d’habitude, c’est dire !) me sont venues de choses dont je pourrais parler.


Une part de moi est soulagée d’écrire tous les jours parce que ça veut dire plus d’espace pour explorer tout ce qui me traverse et le partager avec vous. Et ça, c’est vraiment chouette. J’ai hâte de partager.

Une autre part se dit que toute cette histoire, ça fait un peu chier. Ça fait plus d’occasions d’être incomprise, emmerdée, de se tromper — God forbids —, d’être trop vulnérable, etc., etc., etc. Tout ce qui peut arriver quand on s’expose et qu’on partage de soi quoi.

Alors j’aurais pu retravailler les articles que j’ai en stock, et j’en ai largement assez pour tenir deux semaines, je vous le garantis. Et si peut-être que c’est quelque chose que je ferais si l’envie m’en prend, j’ai surtout envie d’être présente. Parce que je trouve que ça ne sert à rien d’écrire, pour moi, comme pour vous, si c’est pour m’échapper de la réalité. Personne n’a envie de ça. Enfin, pas moi en tout cas.

Je crois qu’après avoir écouté le podcast d’Isa Padovani « Ombre et Lumière » ce matin (qu’est-ce que ça me fait du bien ! C’est quoi le truc qui vous fait du bien vous le matin ? #curiosité), j’ai envie de parler des mots Élan et Effort. #lesmotstoujourslesmots

Je crois que comme beaucoup d’entre nous, quand j’ai commencé à me rapprocher de moi-même et à vouloir me mettre au centre de ma vie, j’ai pris l’idée d’élan (ou d’envie), comme unique point de repère. J’ai envie de faire quelque chose, généralement de façon assez spontanée, alors je le fais. Et quand je vois que l’élan disparaît ou diminue, je passe à autre chose parce que ça ne doit pas « être ça ». Et par « être ça », j’entends le truc que je dois faire de ma vie, le truc qui me rendra heureuse, le truc pour lequel je suis douée et avec lequel j’ai envie et je peux contribuer au monde. (Au risque de sembler contradictoire, je ne pense pas qu’il y a de « LE » truc, mais ce sera pour une autre fois).


Et c’est chouette de commencer par ça, je trouve. C’est beau d’explorer plein de choses. Je sais que ça m’a beaucoup inspiré. Ça m’a permis et donné envie de continuer à apprendre à mieux me connaître.

Mais j’avais oublié, ou je ne savais pas tout simplement, que l’effort est aussi normal que l’élan. J’ai peut-être bien intégré avec mon cerveau surdoué que les choses (surtout ce qui est associé au travail et souvent lié à l’intellect !) étaient — et devaient être — faciles, et que si elles ne l’étaient pas, c’est que ce n’était pas pour moi et que je devais passer à autre chose.


Mais l’élan n’a rien à voir avec la facilité. Ça a à voir, et c’est ma perception, avec la simplicité, et ce sont deux choses bien différentes. Ce qui est simple n’est pas facile. Souvent et assez ironiquement, bien au contraire.

Écrire est simple pour moi, j’ai l’impression que ça fait partie de moi au même titre que la couleur de mes cheveux. Pourtant, ça ne veut pas dire DU TOUT que c’est facile. Il y a des jours où je n’arrive pas à aligner deux phrases qui ont le sens que je veux leur donner. Il y a des jours où écrire une phrase dans mon carnet, c’est déjà un miracle.

Je crois qu’on oublie très vite que l’élan spontané peut laisser place à une détermination presque silencieuse, souterraine. Une détermination qui pourrait dire un truc comme ça « je ne veux pas m’arrêter de faire ce que j’ai décidé de faire, peu importe comme parfois “je” résiste ».

Et c'est un peu fatiguant/irritant/whatever pour cette partie de nous qui voudrait bien se la couler douce peinard sur la plage avec personne pour la faire chier pour le reste de l’éternité. #PasVous? #Pastoujoursreposantlavie


Je ne crois pas que l’élan suffise et nous garantisse d’avancer. Il nous lance, mais reconnaître tous les efforts, parfois petits, parfois énormes que nécessitent nos élans peut rendre les inévitables cycles de la vie (et d'envie) plus légers à traverser. En tout cas pour moi.


Parce qu’aller là où on choisit, nous mettra toujours face à nos ombres et nos peurs, et c’est justement dans ces moments où on ne voit rien que notre élan, peut-être parfois lointain, nous sert de repère. Au milieu des efforts.


J’ai souvent l’élan d’écrire. Lié à plein d’autres élans d’ailleurs. Et j’arrête de voiler (à moi et aux autres) que ça demande des efforts — souvent difficiles à évaluer ou même reconnaître — :

De travail sur moi (que ce soit la méditation, l’écriture perso, le yoga, les accompagnements, etc. Tout ce qui me permet d’avancer sur mon chemin pour le partager. Tous ces petits pas qui parfois ont l’air de ne rien changer.)

Et de travail dans le monde (les heures passées à éditer, corriger, mettre en page, partager, communiquer, tout ce qui est lié à la création.)

Mon élan n’a pas le même goût qu’avant, mais je le sens dans ma détermination.


Ne laissez pas les efforts détruire vos élans en vous disant que ce n’est pas normal.

Laissez vos efforts vous montrer comme votre élan est puissant.


Si vous avez envie d’apprendre à célébrer vos efforts pour avancer avec un peu plus d’assurance même dans les moments de doutes, j’ai créé un atelier pour apprendre à se célébrer, le 18 (adultes) et le 25 (jeunes à partir de 16 ans) novembre :

https://www.weezevent.com/apprendre-a-se-celebrer

Je suis aussi sur insta @claravoyageautourdesmots

Londres, Royaume-Uni

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