• Clara

Fais le travail

Aujourd’hui, j’avais envie de nous rappeler la normalité d’un truc tout basique, mais qu’on oublie souvent. #enfinmoi

Aller vers la vie qu’on veut, ça prend du temps, des efforts, on galère, et parfois on ne sait pas ce qu’on fait. #okaysouvent


J’ai tendance à croire (et je ne suis pas la seule — c’est pas parce que vous cachez vos yeux que je vous vois pas —) que c’est facile pour les autres et pas pour moi. C’est normal, la comparaison, c’est un peu le mode par défaut qu’on nous a enseigné. Et puis, forcément, quand on voit des overnight successes (qui ont demandé 45 ans de boulot avant), des guérisons miracles (qui ont demandé d’aller creuser profond en soi pendant des années), des gens qui ont un talent fou à 20 ans (alors qu’ils bossent depuis leurs 5 ans sur ce fameux don), c’est dur de ne pas se comparer ! Par contre, il y a des années qui manquent entre le succès et le début. Des années les gens ! Des années de choix et de travail ! #NonJInsistePasTrop


C’est difficile, du coup, quand les choix qu’on fait aujourd’hui n’ont pas (l’air !) d’avoir d’impact, alors qu’ils devraient quand même bon ! Personnellement, j’aime bien voir le travail que je fais comme une sorte d’investissement, et même si pour l’instant je ne sais pas si les résultats vont être ce que j’imagine, je fais « the next right thing » comme en parle Glennon Doyle dans son livre Love Warrior. La prochaine chose qui semble aller dans la bonne direction. (Parce qu’en vrai, on connait pas grand-chose de la bonne direction #keepingitreal)


J’apprends à laisser de l’espace entre ce que je veux et où j’en suis. L’espace pour apprendre et grandir, l’espace pour le travail justement. Et je me dis que si c’est assez important pour moi alors je peux prendre le temps.


Mais dans les moments où nos petites actions ont l’air trop petites, où nos bonnes habitudes n’ont pas l’air suffisantes, où il faut faire encore un pas de plus alors qu’on tient à peine sur nos jambes tellement on à la trouille, c’est important de se souvenir que c’est normal. C’est normal que ça n’ait pas encore d’impact très visible sur le monde autour de nous, c’est normal d’à peine sentir ce qui change à l’intérieur de nous quand on à jamais écouté avant, c’est normal de laisser tomber parfois avant d’y revenir, c’est normal que ça prenne du temps et des efforts.


Je crois qu’on a tous besoin d’entendre (ou de lire) : C’EST NORMAL ! Et que ce chemin que j’ai choisi pour moi, et que je choisis tous les jours à nouveau, il est parfaitement imparfait. Même si personne d’autre que moi ne voit et ne sent les impacts de mes choix et de mon travail, peut-être même pas moi, je peux me faire confiance, et je peux faire confiance au processus. (combien de fois ma coach m’a dit cette phrase ! #argh) Je fais le travail, c’est tout.


J’avais envie de parler de ça, parce que c’est une notion qui est revenue beaucoup dans mes lectures ces derniers temps. Dans la spiritualité, les relations, entrepreneuriat, l’anxiété, partout. Le travail doit être fait partout. (c’est okay si c’est pas tout en même temps à 100 % hein ! #surchauffe)


Parce que personne ne peut aller explorer notre anxiété pour en connaître les triggers, personne ne peut faire le travail de demander l’aide dont on a besoin (si quelqu’un me dit que demander de l’aide n’est pas un travail, je le défigure), personne ne peut écrire ce qu’on à dire à notre place ou prendre les dix ans de cours de chant qui nous aideront à nous sentir confortables à chanter devant tout le monde (d’ailleurs pour illustrer mon point, je vais poster certaines de mes vieilles performances sur YouTube, que ça vous aide à réaliser un peu le travail !), personne ne peut guérir nos traumas.


Et surtout, l’univers ne peut rien faire pour nous que nous n’avons pas choisis. Nous avons notre part à faire. Nous avons du pouvoir sur certaines choses, prenons-le, alors peut-être qu’enfin on pourra lâcher prise sur le reste. #wishfulthinkingbonjour


Pour finir, j’aimerais nous rappeler que si chacun fait ce travail, même si nous le faisons individuellement, nous ne sommes jamais seul. e. s. Et c’est la beauté de la chose.

On peut rencontrer des gens qui grâce à leur travail nous inspirent à faire le nôtre. On peut trouver des guides qui nous aide à faire la différence entre l’inconfort de ce travail pour aller vers nous, et l’inconfort de se perdre. On peut se voir dans ces autres qui galèrent avec leurs chemins aussi.


Quand on fait le travail, on se retrouve et on retrouve les autres. Alors faites votre travail, je vous promets, ça vaut le coup.

Londres, Royaume-Uni

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